Métiers + Covid, quel résultat un an après ?

Collège Louise Michel 4ème // 30 mars 2021

Benjamin RAYMOND-BOUCHAUD, gendarme à Saint-Nazaire, dans l'exercice de sa profession en mars 2021

En mars 2021, un an après l’apparition du virus Covid-19, des travailleurs témoignent de son impact dans l’exercice de leur profession en Loire-Atlantique.

Qu’est-ce qui a changé dans votre métier à cause du Covid-19 ? Est-ce que le virus a changé vos conditions de travail ?

Benjamin RAYMOND-BOUCHAUD, gendarme à Saint-Nazaire, 23 ans.

Les conditions de travail sont assez compliquées en période de Covid-19, car il y a beaucoup de règles à respecter concernant le contact entre les citoyens et le personnel de la gendarmerieParfois, des personnes ne respectent pas le confinement ou le port de masque, il faut alors faire un rappel à la loi. En PMO (Peloton Motorisé Opérationnel), nous agissons de manière préventive plutôt que restrictive. Bien entendu, si les citoyens abusent de cette prévention, nous devrions appliquer la loi et verbaliser les individus. Si un de nos camarades est positif au Covid-19, il faut confiner tout le personnel qui a été en contact avec lui ce qui peut être problématique en cas d’intervention. Les horaires sont modifiés et les plannings également, nous sommes en groupes de travail pour limiter les contacts entre le personnel, mais notre disponibilité n’a pas changé par ailleurs.

Marie-Haude Poggie, agent de caisse, à Chaussea à Saint-Brevin, 30 ans.

Ce qui a changé c‘est le port obligatoire du masque, le fait d’appliquer tous les gestes barrière, de faire le nettoyage de la caisse, des poignées et des salles de pause. Il y a plus de clients le samedi que la semaine.

Magalie Perverie, gérante du restaurant « Le pont du Clion » au Clion, 38 ans.

Nous n’avons plus le droit de servir les gens à table sauf les ouvriers. Nous faisons des commandes à emporter. Nous sommes un restaurant du midi uniquement. Nous accueillons une trentaine d’ouvriers chaque midi au lieu de 80 d’habitude. En temps normal, on est 4, et maintenant, nous sommes 3, notre serveur est en chômage partiel.

Mr Franchino, professeur d’EPS du Collège Louise Michel à Paimboeuf, 41 ans.

Le protocole change souvent, on a du s’adapter. Les professeurs n’ont pas pu respecter le programme. Les salles de sports en intérieur et certaines activités sportives ont été interdites. Nous devons désinfecter le matériel entre chaque cours. Les élèves doivent être espacés. En ce moment c’est compliqué. Mais, il y a de bonnes initiatives :  les élèves du Conseil de Vie Collégienne ont proposé d’organiser « une promenade verte » pendant les cours d’EPS pour ramasser des déchets. Je ne suis pas plus sévère depuis le Covid, car je veux que les élèves puissent se défouler et garder espoir

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Comment ont évolué les règles sanitaires ?

Magalie Perverie, gérante du restaurant « Le pont du Clion » au Clion, 38 ans.

Le protocole sanitaire est beaucoup plus strict qu’avant. Maintenant, il y a des distributeurs de gel hydroalcoolique et des écriteaux pour rappeler les règles sanitaires. Nous séparons les tables de 2 mètres pour les ouvriers et accueillons moins de monde qu’avant.

Candie Lehours, employée au Leclerc Drive à Pornic, 41 ans.

Quand, nous les employés, on arrive au Drive, on se lave les mains au gel hydroalcoolique et on met notre masque. Pour dire bonjour, on ne se serre pas la main, on garde une distance de 1 mètre entre nous. A leur arrivée, les clients se présentent à la borne pour venir chercher leur commande, on les rejoint à leur voiture et on met directement leurs courses dans le coffre. En cette période de Covid-19 le Drive est très sollicité par les clients. Les personnes ont peur de la contamination, et du coup au Drive, il y a moins de contacts avec les employés et les produits.

Marie-Haude Poggie, agent de caisse, chez Chaussea à Saint-Brevin, 30 ans.

Ce qui a changé c‘est le port obligatoire du masque, le fait d’appliquer tous les gestes barrière, de faire le nettoyage de la caisse, des poignées et des salles de pause. Les clients sont très respectueux envers les employés, ils mettent bien leurs masques et les vitres plastique protègent bien.

Danielle Ortais, sage-femme au CHU de Nantes, 58 ans.

Le port du masque est obligatoire en continu pour le personnel soignant et les femmes enceintes sauf lors de leur accouchement. Les praticiens portent un masque FFP2 à cause des projections buccales.Toutes les femmes enceintes sont testées pour le Covid en rentrant à l’hôpital.

Willy Franchino, professeur d’EPS du Collège Louise Michel à Paimboeuf, 41 ans.

Au début de l’année scolaire, on avait le droit d’aller dans les salles, on pouvait retirer les masques pendant les cours et les élèves devaient garder une distance de 2 mètres, les piscines étaient accessibles. Ensuite, durant la période hivernale,nous n’avons plus eu le droit d’aller dans les salles et certains sports ont été interdits comme la natation. Maintenant, il y a de nouveau accès à la piscine. Nous pouvons pratiquer en intérieur sans masque avec la distanciation de 2 mètres sauf quand les élèves se rapprochent pour les corrections ; ils doivent alors impérativement mettre le masque comme les arbitres.

Collège Louise Michel, Paimboeuf, 4A, Alan Averty, Thomas Dousset, Cristal Gachet, Tiffany Grelier, Esmaël Lehours, Sofiane Malaoui, Arnaud Marpaud, Lola Metriau, Hugo Michaud, Diego Nauleau, Axel Philippe, Maxence Plissonneau, Joseph Raymond-Bouchaud, Adélaïde Sauvêtre, Bryan Thomas.

 

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