Covid-19 Psychiatrie : ils en ont par dessus la tête !

Collège Saint-Stanislas 4ème // 1 avril 2021

Les soignants du service des urgences psychiatriques du CHU de Nantes ne prennent pas la pause ! Ils débordent d'appels mais s'entraident dans cette période difficile ! Crédit : Hélène Vergnaux

La Covid 19 a eu des conséquences sur la santé mentale des français responsable d’une forte demande de consultations en urgence.

Pour ces médecins et infirmiers travaillant dans le service d’urgences psychiatriques du CHU de Nantes, cette étape de pandémie est loin d’être facile ! « C’est une période dans le flou dans l’incompréhension » nous explique l’infirmière Christelle Peigné, et « une suspension du temps comme une ambiance silencieuse mais pesante » nous dit à son tour Hélène Vergnaux, responsable des urgences médico-psychologique du CHU de Nantes.

Au début du premier confinement en mars 2020, il ont connu une étape avec une diminution de moitié de leurs activité qui était plutôt surprenant. Mais la pause est de courte durée.

Au déconfinement de mai, ils ont pu voir une recrudescence « de façon vraiment flagrante » nous informe la jeune infirmière Christelle Peigné.

Ils sont passés d’environ 20 personnes par jour à 40 vers le mois de mai 2020 soit le double en 2 mois !

De plus, « Ce serait pour compenser les conséquences psychologiques » nous affirme le médecin psychiatre Thibault Desrues.

Les équipes souffrent : cela fait maintenant presque un an que ces soignants travaillent sans relâche.

Un changement de génération

La tranche d’âge des patients a aussi changé. Ce sont les plus jeunes de 15 à 35 ans qui sont sans doute les plus touchés par cette crise sanitaire. Dr Hélène Vergnaux nous informe que « les principales raisons de cette affluence de demandes de consultations s’expliquent par la perte du lien social, des cours en présentiel, sorties entre amis ou en famille, de moments conviviaux et par des angoisses liées à l’avenir. ». Cette proximité au sein des familles n’est pas sans provoquer aussi « des crises intra-familiales car il n’est pas facile de toujours vivre ensemble, avec si peu d’ouverture. ».

Arrivée au 2eme confinement d’octobre, la situation est très différente par rapport au premier. « Cela ressemblait plus au déconfinement » nous dit la chef de service Hélène Vergnaux. Cette fois ci, les gens sont venus consulter et ne sont pas restés chez eux enfermés. « Ils ont mal vécu le fait d’avoir le sentiment de revenir en arrière et que tous les efforts des mois précédents n’aient servi à pratiquement rien. »

La solidarité en premier

Aujourd’hui, les soignants ont su garder leur sang froid face à cette période inédite. Ils attendent , comme tous, la sortie de secours et espèrent eux aussi retrouver la vie d’avant. « Le maintien de gestes barrières » est important selon Dr Thibault Desrues. Les patients semblent espérer aussi une amélioration de leur situation grâce à la vaccination. Hélène Vergnaux, Christelle Peigné et Thibault Desrues nous disent chacun leur tour que le combattant de ce virus est « la solidarité » et qu’il faut impérativement « continuer notre travail avec dynamisme et l’espoir que les jours suivants seront meilleurs » comme nous témoigne la médecin psychiatre Hélène Vergnaux. Le vaccin est une des sorties de secours potentielles, mais il faut aussi prendre sur soi-même avec optimisme. Cette pandémie fera un jour ses valises !

Collège Saint Stanislas, Nantes, 4eC, Clara Vergnaux et Faustine Guitton

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