A Supporterre, on a l’écologie dans les baskets

EPM (établissement pénitentiaire pour mineurs) // 4 juin 2020

Nous avons eu la chance de rencontrer Julie Chalaux, la présidente de l’association Supporterre ainsi que Mélanie Rebours et Laure Billard, deux volontaires en service civique. Elles sont venues à l’EPM d’Orvault pour présenter leur activité et répondre à nos questions, jeudi 30 janvier 2020 dans le cadre de notre atelier journal.
Supporterre, une recyclerie du sport, sert à récupérer les articles de sport. Au lieu de les jeter, les plus démunis peuvent les avoir à bas prix. Cela évite aussi d’encombrer les décharges et réduit la pollution.

Pourquoi vous êtes-vous investies dans ce projet ?
Car ça nous donne un intérêt, on veut rendre le sport plus responsable, plus écologique. Cela permet d’éviter aux gens de jeter des affaires réutilisables afin d’en faire profiter les plus démunis.

Comment les plus démunis en profitent-ils ?
Les articles d’occasion en bon état sont vendus à moins 60 %, ce qui est très correct. Par exemples les gants de MMA (un sport de combat) sont vendus 5 euros au lieu de 40 euros.

Qui donne les articles de sport qui seront recyclés ?
On récupère les articles donnés par des clients, des magasins et parfois des clubs de foot ou des écoles. Il y a aussi des écoles qui peuvent donner des articles.

Ballon et sac, fabriqué à partir d’un tee-shirt de running – crédit photo Vanessa Ripoche

De quelle manière fonctionne la recyclerie du sport ?
Les gens déposent des vêtements, des chaussures, des skis, des kimonos, des ballons, etc. Ensuite nous les nettoyons, nous les désinfectons, après nous les classons par saleté, ‘’par état de propreté’’.
Après, nous les vendons à bas prix en fonction des personnes qui sont vraiment dans le besoin.

Qu’est-ce que la « boîte à collecte » ?
C’est une boîte en bois qui est installée dans des quartiers « sensibles », comme dans le club des Métallos aux Dervallières. Elle sert à collecter des articles de sport

Quels sont les articles les plus récupérés ?
Les articles les plus récupérés sont les chaussures de sport, les maillots de foot et les ballons.

Qui donne les articles ?
Les articles sont donnés par des particuliers, des magasins et des bénévoles.

Y-a-t-il beaucoup de monde ?
Il y a de plus en plus de monde qui vient ! La recyclerie a du succès.


Faire vivre les articles de sport qui dorment dans nos placards

Nous avons pu compléter notre interview, en nous rendant à Supporterre, le 21 février 2020. Julie Chalaux, la présidente de l’association, a accepté de répondre aux questions d’un élève de l’EPM d’Orvault.

Depuis combien de temps êtes-vous ouverts ?
Cela fait 6 mois, en août 2019.

Est-ce que vous travaillez en partenariat ?
Oui, l’association a différents partenaires : des clubs de sport, des lycées, des distributeurs d’articles de sport. En fait, tous les acteurs du sport, comme les collectivités, avec diverses personnes.

Pouvez-vous nous parler un peu de vous, vos diplômes, votre parcours ?
J’ai fait des études de droit en me spécialisant en propriété intellectuelle. Mais le travail dans le droit ne me plaisait pas, alors j’ai changé de voie. J’ai voyagé pendant un an, à travers le monde où j’ai vu pas mal de choses qui me choquaient sur l’environnement, des endroits très pollués, des gens qui travaillaient dans des conditions abominables. J’ai donc décidé à mon retour en France d’essayer de faire changer les choses à mon niveau !
C’est avec Aurélien Toncelli, fondateur et coordonnateur de l’association que nous avons réfléchi à un projet pour faire bouger les choses dans le sport, comme du réemploi dans les articles de sport.

Etes-vous bénévole dans l’association?
J’ai été bénévole, lorsque l’on a créée l’association et que j’en étais la présidente. Mais maintenant, je suis salariée car on a réussi à avoir des emplois. On espère embaucher d’autres personnes !

Avez-vous d’autres activités?
Le projet de la recyclerie me prend beaucoup de temps : je suis à plus de 35 heures par semaine. Mais je réussis tout de même à équilibrer ma vie professionnelle et ma vie personnelle. J’aime marcher et aller à la bibliothèque. J’essaie aussi d’aider des copains qui ont des associations.

Est-ce-que vous trouvez utile d’avoir ouvert cette association à Nantes?
Oui, il y avait ce besoin car Nantes est une ville où il y a beaucoup de gens qui font du sport, et différents sports. Et il y a pas mal de quartiers prioritaires avec des familles modestes. L’objectif est donc de permettre à ces gens de pouvoir faire du sport avec un petit budget et pouvoir s’équiper facilement. J’espère donc que ce projet est utile ici !

Comment encouragez-vous les gens à recycler? Que leur dites-vous ?
Je leur dis que c’est souvent les articles de sport qui « dorment » dans les placards, dans le garage comme des raquettes de tennis ou de badminton qu’on a acheté pour jouer une fois ! Ou alors les enfants ont grandi et on a mis leurs vêtements dans un coin pour les donner plus tard…Nous avons envie de faire vivre tout ça !

La recyclerie Supporterre est ouverte les mercredis, vendredis et samedis de 10h à 18h. Elle se trouve au 29 rue Corentin Bourveau 44300 Nantes, 09.71.58.81.03.

Article rédigé par l’atelier journal de l’EPM d’Orvault.

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